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Le rapport annuel de la BIS déclare les stablecoins ' pas à la hauteur en tant que monnaie ' — votre carte USDT est-elle concernée ?

2026-06-29

La Banque des règlements internationaux (BIS) consacre, dans son rapport économique annuel 2026, une section entière à démontrer que les stablecoins « n’atteignent pas encore le niveau d’une monnaie ». Les critères retenus par la BIS reposent sur trois propriétés monétaires classiques : la singularité (singleness, une unité de monnaie doit avoir la même valeur dans tous les contextes), l’élasticité (elasticity, la capacité d’une banque centrale à ajuster l’offre selon la demande) et l’intégrité (integrity, les garde-fous institutionnels contre les flux de fonds illicites). Le rapport conclut que les stablecoins présentent des défauts structurels sur ces trois plans, et met particulièrement en garde contre leur impact potentiel sur la souveraineté monétaire et les flux de capitaux des marchés émergents. Surnommée « la banque centrale des banques centrales », la BIS ne produit pas de loi avec ce rapport annuel, mais celui-ci reflète le consensus des principales banques centrales mondiales.

Décryptage éditorial : quel impact réel pour les utilisateurs de cartes USDT ?

Commençons par la conclusion : il s’agit d’une prise de position, pas d’une interdiction. La carte virtuelle Asia Elite évoquée dans notre évaluation MPCard, ou le processus consistant à recharger en USDT via Bybit Card ou RedotPay pour dépenser, ne changera ni cette semaine ni ce mois-ci à cause de ce rapport. La BIS n’émet pas de cartes, ne gère pas de réseau de paiement et ne régule pas Visa/Mastercard — son influence porte sur la manière dont les banques centrales légifèreront à l’avenir.

Mais ce « futur » a un calendrier. Le véritable rôle de ce type de rapport annuel est de fournir des « munitions académiques » aux régulateurs :

Comparaison historique : en quoi cela diffère de 2023 et de MiCAR

Replacer cette actualité dans une chronologie permet d’y voir plus clair.

Frontières réglementaires : zones grises et situations claires

Pour les utilisateurs de cartes USDT, ce qui compte n’est pas ce que dit la BIS, mais comment votre juridiction l’applique concrètement :

Il faut souligner que la BIS parle des défauts des stablecoins en tant que monnaie, pas de leur illégalité en tant qu’instrument de paiement. Recharger en USDT une carte virtuelle sur circuit Visa pour acheter un abonnement ChatGPT Plus relève d’une chaîne « actif → règlement en monnaie fiduciaire », un sujet distinct de la question posée par la BIS : « les stablecoins peuvent-ils se substituer aux monnaies souveraines ? »

Les prochaines échéances à surveiller

  1. Réunions de mi-année des banques centrales (juillet-septembre) : verront-elles ce cadre des « trois propriétés » de la BIS cité dans leurs déclarations de politique ?
  2. Évolutions du contrôle des capitaux dans les marchés émergents : notamment si l’Argentine, la Turquie et le Nigeria imposent de nouvelles restrictions sur les canaux de conversion en monnaie locale — c’est la variable la plus susceptible d’affecter l’expérience réelle d’entrée/sortie de fonds dans la fenêtre des 90 jours.
  3. Annonces des principaux émetteurs de cartes : Bybit Card, MPCard et autres mettront-ils à jour la disponibilité régionale dans leurs conditions d’utilisation ? Aucun signe en ce sens pour l’instant, mais ce serait le premier indicateur d’une transmission concrète du rapport.
  4. Suivi du G20 / FSB : les positions de la BIS sont souvent reprises par le Conseil de stabilité financière (FSB) sous forme de recommandations de standards internationaux.

Recommandations éditoriales

Pour l’ensemble des arguments, consultez directement l’article original de The Block et le rapport annuel complet sur le site officiel de la BIS. Nous mettrons cet article à jour dès que des déclarations concrètes des banques centrales entraîneront des actions substantielles.